Morceaux choisis:
-Que s'y mire-t-il à la fois obscurément de détresse et lumineusement d'orgueil?
Parcequ'en russe, c'est le commencement du mot ESPERANCE,
et parce que ce n'en est que le commencement.
Avec cette idée de toujours enlever les yeux des poupées
pour voir ce qu'il y a derrière ces yeux.
Je veux toucher la sérénité d'un doigt mouillé de larmes.- NADJA
Parcequ'en russe, c'est le commencement du mot ESPERANCE,
et parce que ce n'en est que le commencement.
Avec cette idée de toujours enlever les yeux des poupées
pour voir ce qu'il y a derrière ces yeux.
Je veux toucher la sérénité d'un doigt mouillé de larmes.- NADJA
C'est le masque de Bérénice que l'on retrouve, tantôt vide, tantôt expression de l'âme.
C'est le masque quotidien, abstraction volontaire du pendule de la vie.
C'est le masque vert qui absorbe l'originalité pour en faire un mode de vie.
C'est la main, gantée de la grande dame, qui s'apprête à empoigner sa proie et à ne jamais restreindre l'emprise.
C'est la main, douce et froide, tendre et fuyante, qui se refuse à l'amant facile.
C'est la main , ses doigts liés et abimés, ses ongles rongés.
C'est le regard, le trait de crayon des actrices, sous la paupière, celui qu'on accepte sur scène et qui dérange dans la rue.
C'est le regard suppliant, plainte lancinante, litanie des sirènes.
C'est le regard qui fuit pour ne jamais revenir.
Longtemps, j'errais dans Césarée...
Morceaux choisis:
-La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eu le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant. - BERENICE
-La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eu le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant. - BERENICE
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire