25/05/2008

"Je préfère marcher dans la nuit à me croire celui qui marche dans le jour"



Morceaux choisis:





-Que s'y mire-t-il à la fois obscurément de détresse et lumineusement d'orgueil?

Parcequ'en russe, c'est le commencement du mot ESPERANCE,
et parce que ce n'en est que le commencement.


Avec cette idée de toujours enlever les yeux des poupées
pour voir ce qu'il y a derrière ces yeux.

Je veux toucher la sérénité d'un doigt mouillé de larmes.- NADJA


C'est le masque de Bérénice que l'on retrouve, tantôt vide, tantôt expression de l'âme.
C'est le masque quotidien, abstraction volontaire du pendule de la vie.
C'est le masque vert qui absorbe l'originalité pour en faire un mode de vie.

C'est la main, gantée de la grande dame, qui s'apprête à empoigner sa proie et à ne jamais restreindre l'emprise.
C'est la main, douce et froide, tendre et fuyante, qui se refuse à l'amant facile.
C'est la main , ses doigts liés et abimés, ses ongles rongés.

C'est le regard, le trait de crayon des actrices, sous la paupière, celui qu'on accepte sur scène et qui dérange dans la rue.
C'est le regard suppliant, plainte lancinante, litanie des sirènes.
C'est le regard qui fuit pour ne jamais revenir.


Longtemps, j'errais dans Césarée...

Morceaux choisis:


-La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eu le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant. - BERENICE


23/05/2008

J'aime les filles.














J'aime les filles
des
magazines


J'aime les filles
qui

font la grève

J'aime les filles

intellectuelles



J'aime les filles dans l'embarras

J'aime les filles qui m'font
marrer

J'aime les filles de Cinéma




Au delà du brouillard, c'est encore le brouillard, par la fenêtre du train.

Et de l'autre côté, ça s'étend en transparences roses-gris-jaunes-oranges.
D'autres temps, d'autres lieux, c'est une autre que moi que j'ai croisé lors d'une rencontre grafiti... Une main à tendre.
Les averses sont fertiles.

La pluie a nettoyé les grandes tâches que tu avais faites.
Le cheval fou s'est cabré.
Masse flexible et révoltée à la fois.

Chaque minute recouvre le teint pâle de Lune malade.
Cinq et cinq et cinq encore, rondelles multipliables à l’infini ou au moins à l’incommensurable, coupes sanglantes qui étreignent la fin du jour.



Comme une fille

Qu'a les yeux qui brillent
Et met ses grenades
Sur la barricade

On a un' rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant d'mourir




17/05/2008

Impression commencée





ouaah. ça fait longtemps que j'avais pas écrit de message sur ce blog. honte à moi. ouaah ça fait longtemps que j'ai pas vu mes petites bulles de levallois. honte à moi. j-1mois avant le bac. et ça sera bien. ça sera mieux. en tout cas je vous écris ces simples mots pour vous dire que je suis navrée de pas être assez disponible. je vous aime. vous me manquez.






free music

12/05/2008

Devenir adulte c'est commettre l'adultère, c'est trahir l'enfant qui est en toi pour l'adulte qu'on veut que tu sois.

Mon enfance passa De grisailles en silences De fausses révérences En manque de batailles L'hiver j'étais au ventre De la grande maison Qui avait jeté l'ancre Au nord parmi les joncs L'été à moitié nu Mais tout à fait modeste Je devenais indien Pourtant déjà certain Que mes oncles repus M'avaient volé le Far West Mon enfance passa Les femmes aux cuisines Où je rêvais de Chine Vieillissaient en repas Les hommes au fromage S'enveloppaient de tabac Flamands taiseux et sages Et ne me savaient pas Moi qui toutes les nuits Agenouillé pour rien Arpégeais mon chagrin Au pied du trop grand lit Je voulais prendre un train Que je n'ai jamais pris Mon enfance passa De servante en servante Je m'étonnais déjà Qu'elles ne fussent point plantes Je m'étonnais encore De ces ronds de famille Flânant de mort en mort Et que le deuil habille Je m'étonnais surtout D'être de ce troupeau Qui m'apprenait à pleurer Que je connaissais trop J'avais L'œil du berger Mais le cœur de l'agneau Mon enfance éclata Ce fut l'adolescence Et le mur du silence Un matin se brisa Ce fut la première fleur Et la première fille La première gentille Et la première peur Je volais je le jure Je jure que je volais Mon cœur ouvrait les bras Je n'étais plus barbare

Et la guerre arriva

Et nous voilà ce soir.
Jacques Brel